30
Jan
Cuba dénonce une nouvelle escalade des États-Unis et un durcissement du blocus visant à asphyxier son économie
Les autorités cubaines ont dénoncé une nouvelle intensification de la politique hostile des États-Unis à l’égard de l’île, accusant Washington de chercher à asphyxier son économie par un durcissement inédit du blocus, notamment à travers des restrictions visant l’approvisionnement en carburant.
Selon La Havane, l’administration américaine s’apprêterait à imposer un blocus total sur les livraisons de combustible à destination de Cuba. Une mesure qui, d’après les autorités cubaines, s’inscrit dans une stratégie de pression maximale visant à aggraver les difficultés économiques et sociales auxquelles le pays est confronté.
Pour justifier cette escalade, le gouvernement américain multiplierait, selon Cuba, des accusations infondées présentant l’île comme une menace régionale. Une lecture rejetée par les autorités cubaines, qui estiment au contraire que la principale source d’instabilité en Amérique latine et dans les Caraïbes réside dans la politique interventionniste de Washington. Elles accusent les États-Unis de chercher à imposer leur volonté aux pays de la région, au détriment de leur souveraineté, de leurs ressources et de leur indépendance.
La Havane affirme également que les États-Unis exercent des pressions diplomatiques et économiques sur des pays tiers afin de les contraindre à se conformer à la politique de blocus contre Cuba. En cas de refus, Washington recourrait à des menaces de sanctions commerciales et de droits de douane jugés arbitraires et contraires aux règles du commerce international.
Les autorités cubaines rappellent que le blocus américain est en vigueur depuis plus de 65 ans et le qualifient de mesure unilatérale et illégale, régulièrement condamnée par la communauté internationale. Elles estiment que le durcissement actuel vise à soumettre la population cubaine à des conditions de vie de plus en plus difficiles, dans un contexte déjà marqué par de graves pénuries.
Cuba appelle enfin à une mobilisation de l’opinion publique internationale face à ce qu’elle considère comme une agression économique prolongée, dénonçant une politique qu’elle juge contraire au droit international et aux principes de coexistence pacifique entre les nations.









