14
Mai
Santé féminine : le SOPK change officiellement de nom et devient le SMOP
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), considéré comme l’un des troubles hormonaux les plus fréquents chez les femmes , portera désormais une nouvelle appellation : « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien » (SMOP).
Cette décision a été annoncée lors du Congrès européen d’endocrinologie tenu à Prague et publiée dans la revue scientifique The Lancet, après plus de quatorze années de consultations menées par plus de cinquante sociétés scientifiques et associations de patientes à travers le monde.
Selon les spécialistes, l’ancien nom ne reflétait pas correctement la réalité médicale de cette maladie. Le terme « ovaires polykystiques » pouvait laisser croire à la présence de véritables kystes, alors que le trouble est avant tout hormonal et métabolique. Les médecins expliquent que les formations observées au niveau des ovaires sont en réalité des follicules immatures interrompus dans leur développement.
Le SOPK touche environ une femme sur huit dans le monde, soit plus de 170 millions de femmes. Cette maladie provoque un excès d’hormones androgènes et peut entraîner plusieurs symptômes, notamment des troubles de cycle , une prise de poids, de l’acné, une pilosité excessive, une chute des cheveux ainsi qu’un risque accru de diabète et de maladies cardiovasculaires.
Les experts estiment que ce changement de nom permettra d’améliorer la compréhension de la maladie, de faciliter son diagnostic et d’assurer une meilleure prise en charge des patientes.
L’entrée en vigueur officielle de cette nouvelle appellation est prévue à partir de 2028, après une période de transition dans les recommandations médicales internationales









