10

Mai

Le gouvernement se penche sur les conditions des médecins résidents après le décès d’une résidente

Une réunion de coordination s’est tenue hier à Alger entre les secteurs de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la Santé ainsi que du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, consacrée à l’étude et à l’amélioration des conditions de stage des médecins résidents, a indiqué un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Cette rencontre intervient après le décès de la médecin résidente Khadidja Mansouri, exerçant au service de gynécologie-obstétrique de l’établissement public hospitalier Ibn Ziri de Bologhine, des suites d’un arrêt cardiaque, un drame qui a suscité une vive vague d’interrogations et de polémique au sein des milieux médicaux concernant les conditions de travail des médecins résidents en Algérie.

La réunion, à laquelle ont pris part le ministre de l’Enseignement supérieur, Kamel Baddari, le ministre de la Santé, Mohamed Seghir Saâdaoui, ainsi que le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Fayçal Bentaleb, a été consacrée à l’examen des moyens permettant « d’améliorer les conditions de stage des médecins résidents, dans le cadre de l’organisation en vigueur », afin de garantir « un meilleur équilibre entre la formation académique et les missions de terrain ».

Selon le même communiqué, une « commission mixte chargée de présenter un projet de plan » a été mise en place pour concrétiser cette démarche.

Ce drame a également relancé le débat autour des conditions de travail des médecins résidentes, d’autant plus que la défunte avait repris son activité peu de temps après son accouchement, selon des sources proches, dans un contexte marqué par des revendications renouvelées appelant à la révision du statut des médecins résidentes, qui ne bénéficient pas d’un congé de maternité complet durant leur résidence.

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