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Août

Les appels d’offres publics s’ouvrent à la presse électronique, une première en Algérie malgré de fortes réticences

Depuis le 12 août 2025, la publication des appels d’offres relatifs aux marchés publics n’est plus l’apanage exclusif de la presse écrite. En vertu de la nouvelle loi entrée en vigueur ce mois-ci, ces annonces, gérées par l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP), peuvent désormais être diffusées également dans les médias électroniques agréés.

Cette évolution, voulue et imposée par le président de la République Abdelmajid Tebboune, dans un souci d’égalité d’accès à l’information, et ce malgré des réticences et blocages au sein même de l’exécutif, constitue une étape importante dans la modernisation du paysage médiatique algérien. Elle devrait faciliter la diffusion rapide des informations auprès d’un public plus large, notamment les opérateurs économiques et les acteurs de la société civile.

Selon plusieurs observateurs, cette avancée n’aurait pas pu voir le jour sans le rôle de catalyseur joué par Kamel Sidi Saïd, conseiller du président pour la communication, qui a œuvré à lever les obstacles techniques et juridiques ayant freiné sa mise en œuvre.

Pour Hamid Guemache, directeur de TSA, « le président Tebboune a tenu son engagement, et nous l’en remercions. C’est une décision importante qui permettra aux journaux électroniques algériens de se développer, de recruter, de produire des contenus locaux et de contribuer ainsi au renforcement de la souveraineté numérique du pays. En plus de l’impact sur les sites internet, cette décision va également favoriser une large diffusion des appels d’offres des marchés publics, garantissant une concurrence plus saine entre les opérateurs économiques ».

Bouzid Ichalalene, fondateur du média électronique Interlignes, abonde dans le même sens : « L’ouverture de la publication des appels d’offres aux médias électroniques est une avancée concrète pour la transparence et l’égalité d’accès à l’information. Cela permet de mettre fin à une inégalité de traitement qui perdurait depuis des années, malgré l’importance croissante de la presse en ligne dans le paysage médiatique algérien. C’est aussi une reconnaissance du rôle que jouent aujourd’hui les médias électroniques dans le suivi de l’actualité économique et institutionnelle. Il faudra maintenant veiller à ce que cette disposition soit appliquée de manière systématique et sans discrimination ».

Dans une déclaration à la télévision publique, Mohamed Rabah, directeur du site électronique Sabq Presse, estime que « cette mesure nouvelle, voulue par le président, permettra d’améliorer le contenu des médias et de renforcer les entreprises médiatiques existantes ».

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