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Fév
Sahara occidental : Ibrahim Ghali réaffirme que l’autodétermination est « l’unique voie vers une paix juste et définitive »
Le président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, Ibrahim Ghali, a affirmé que l’exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance constitue « l’unique solution pour instaurer une paix juste et définitive », réitérant l’attachement de l’État sahraoui à la poursuite de la lutte jusqu’au recouvrement total de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire national.
Dans un discours adressé au peuple sahraoui à l’occasion du 50e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique, célébré le 27 février de chaque année, le président Ghali a dressé le bilan de cinq décennies de « résistance, de résilience et d’édification » dans des conditions marquées par l’occupation et l’exil.
Évoquant la résolution 2797 adoptée en octobre dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara occidental, il a souligné que les efforts actuels, menés sous l’égide des Nations unies, visent à parvenir à une solution « juste, définitive et mutuellement acceptable », permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit imprescriptible à l’autodétermination et à l’indépendance.
« L’exercice par le peuple sahraoui de ce droit, qui lui permet de choisir librement, démocratiquement et en toute transparence son avenir, est la seule voie vers une paix juste et définitive », a-t-il insisté, estimant que « les politiques de solutions imposées, l’occupation illégitime, l’acquisition de territoires par la force, la modification des frontières et l’expansionnisme ont démontré leur échec », tout en entravant, selon lui, les perspectives de développement, de coopération et d’intégration auxquelles aspirent les peuples de la région.
Le président sahraoui est également revenu sur ce qu’il a qualifié de « tournant historique » dans le parcours de lutte du peuple sahraoui, le présentant comme une réponse « urgente, appropriée et décisive » à une « conspiration coloniale » ayant vu l’Espagne, puissance administrante du territoire du Sahara occidental au regard du droit international, se soustraire à ses responsabilités juridiques en concluant un accord « en violation de la légalité internationale », ouvrant la voie à une nouvelle puissance occupante.
Enfin, Ibrahim Ghali a renouvelé son appel à la communauté internationale afin qu’elle assume ses responsabilités pour parachever le processus de décolonisation du Sahara occidental, avertissant que l’imposition de solutions unilatérales ne ferait qu’exacerber les tensions dans la région.









