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Crise de Ceuta : un rapport espagnol accuse le Maroc d’avoir planifié l’entrée massive de migrants

Un rapport du Centre national de l’immigration et des frontières de la Police nationale espagnole attribue aux forces de sécurité marocaines la planification et l’exécution de l’entrée massive de migrants à Ceuta, les 30 et 31 juillet derniers, selon des informations révélées par El Español. Le document aurait été transmis à la juge de l’Audiencia Nacional, María Tardón, ainsi qu’au parquet espagnol. La magistrate doit désormais décider de l’ouverture éventuelle d’une enquête.

Selon ce rapport, les autorités marocaines auraient organisé et facilité le déplacement massif de migrants vers la frontière de Ceuta. Près de 72 000 personnes sont entrées dans l’enclave espagnole en l’espace de quelques heures, provoquant une crise sans précédent dans cette ville de quelque 83 000 habitants.

Le rôle présumé du Maroc reste toutefois contesté par le gouvernement espagnol. Le Premier ministre Pedro Sánchez a récemment rejeté l’idée que Rabat ait provoqué ou orchestré la crise, tandis que le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska a également défendu la coopération avec les autorités marocaines.

Le 30 juillet, des dizaines de milliers de personnes venues du Maroc ont franchi massivement la frontière de Ceuta, à pied ou à la nage, après un appel largement relayé sur les réseaux sociaux.
En quelques heures, 72 000 migrants ont pénétré dans l’enclave, paralysant une partie de la ville et conduisant les autorités à demander l’état d’urgence et à déployer l’armée.
La majorité est repartie vers le Maroc dès le lendemain, mais plusieurs milliers de personnes sont restées à Ceuta, où la crise a provoqué de fortes tensions sociales et politiques.

Cette nouvelle accusation intervient alors qu’El Confidencial avait déjà affirmé, le 12 août, que l’opération pouvait constituer une « vengeance des services secrets marocains », après des révélations de 14 médias sur le fonctionnement des services marocains et leur recours présumé au logiciel espion Pegasus. Deux anciens agents marocains interrogés par le quotidien avaient notamment présenté cette thèse.

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