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Fév
Alger dénonce la visite « grave et provocatrice » de la ministre française de la Culture au Sahara occidental
Le ministère algérien des Affaires étrangères a vivement réagi, ce mardi, à la visite de la ministre française de la Culture, Rachida Dati, au Sahara occidental. Dans un communiqué, le département d’Ahmed Attaf qualifie cette visite de « grave » et de « provocatrice ».
Le texte souligne que « la visite effectuée par un membre du gouvernement français au Sahara occidental constitue un acte extrêmement grave, qu’il convient de dénoncer et de condamner à plusieurs niveaux. Elle témoigne d’un mépris flagrant pour la légalité internationale de la part d’un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies ».
Le communiqué poursuit en affirmant que cette démarche contribue à « ancrer le fait accompli marocain au Sahara occidental, un territoire dont le processus de décolonisation reste inachevé et dont le peuple n’a pas encore exercé son droit inaliénable et imprescriptible à l’autodétermination ».
La diplomatie algérienne considère cette visite comme un « acte provocateur » qui « reflète une image détestable de la solidarité et de la connivence entre les puissances coloniales, anciennes et modernes ». Le gouvernement algérien estime ainsi que la France s’exclut de manière flagrante et ostensible des efforts des Nations unies visant à résoudre le conflit du Sahara occidental dans le respect strict et sincère de la légalité internationale.
La visite de Rachida Dati au Sahara occidental, six mois après la décision controversée d’Emmanuel Macron de reconnaître la marocanité de ce territoire, soulève de vives préoccupations au regard de la légalité internationale. En effet, la reconnaissance par la France de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, un territoire disputé et inscrit sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies, constitue une violation flagrante des principes du droit international. Cette décision a été largement critiquée, car elle va à l’encontre de la position historique de la France, qui soutenait jusqu’alors l’autodétermination du peuple sahraoui, ainsi que les résolutions de l’ONU qui prônent un référendum pour le statut final de ce territoire.









