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De Zeralda à Marrakech : 37 ans après, l’UMA en quête de relance

Il y a 37 ans, jour pour jour, le 17 février 1989, les dirigeants du Maghreb signaient à Marrakech le traité fondateur de l’Union du Maghreb arabe (UMA), donnant corps à l’ambition d’un espace régional uni, fondé sur la libre circulation des personnes et des biens, la coopération économique et la concertation politique. Trente-sept ans plus tard, cet anniversaire ravive le souvenir d’un moment d’espoir pour les cinq pays de la région.

Cette création avait été précédée, un an plus tôt, le 10 juin 1988, par le sommet de Zéralda, en Algérie, qui avait réuni pour la première fois dans l’histoire les cinq chefs d’État du Maghreb : l’Algérien Chadli Bendjedid, le Tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, le Mauritanien Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, le Libyen Muammar Gaddafi et le roi du Maroc Hassan II. Cette rencontre historique avait posé les bases politiques d’un projet longtemps attendu par les peuples maghrébins.

Mais depuis plusieurs années, l’UMA est en panne, paralysée par la crise politique persistante entre l’Algérie et le Maroc. Cette impasse a gelé les sommets et freiné toute relance concrète de l’intégration régionale. Si le Maroc s’était engagé, au moment du lancement de l’organisation, à dissocier la construction maghrébine du dossier du Sahara occidental afin de privilégier l’unité régionale, cet engagement n’a pas été maintenu, contribuant à enliser davantage le projet maghrébin.

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