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Fév

Mustapha Bendjama face à son onzième procès : des irrégularités dénoncées

Le journaliste Mustapha Bendjama a comparu le mercredi 25 février devant la Cour de justice d’Annaba dans le cadre de son procès en appel. Poursuivi en vertu des articles 96 et 196 bis 1 du Code pénal, il est accusé de « mise au regard du public de publications susceptibles de porter atteinte à l’intérêt national » et de « diffusion d’informations fausses ou tendancieuses ». Le procureur général a requis contre lui deux ans de prison ferme et une amende de 20 millions de centimes, tandis que le Trésor public réclame 100 millions de centimes de dédommagement. Le verdict est attendu le 4 mars.

Mustapha Bendjama dénonce de multiples irrégularités lors de l’audience, notamment trois interruptions successives qui ont perturbé le déroulement des débats. Selon lui, la présidente aurait tenté d’empêcher son avocat de plaider librement, et le procureur général aurait interrompu la défense pour la déconcentrer. Ces interruptions, dont l’une a duré plus de deux heures, auraient rompu la continuité des arguments et empêché le journaliste de s’exprimer pleinement sur l’ensemble des accusations, créant une pression psychologique manifeste.

Cette procédure constitue la onzième affaire judiciaire visant Mustapha Bendjama, faisant de lui le journaliste algérien le plus poursuivi à ce jour. Au fil des ans, il a été condamné à plusieurs peines d’emprisonnement, suscitant l’attention et les critiques d’organisations journalistiques et de défense des droits humains. Cette nouvelle audience en appel s’inscrit donc dans un long feuilleton judiciaire qui continue de marquer sa carrière et sa vie personnelle.

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