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104 journalistes tués en 2024 dont plus de la moitié à Gaza, selon la FIJ.

Selon la Fédération internationale des journalistes, l’année 2024 a été particulièrement meurtrière surtout dans la bande de Gaza, selon un décompte publié mardi 9 décembre à Bruxelles.

Après les 129 morts dénombrés en 2023, « 2024 est l’une des pires années », s’alarme Anthony Bellanger, le secrétaire général de la FIJ, basée à Bruxelles, rapporte l’AFP.

Ce responsable dénonce « le massacre qui est en train de se dérouler sous les yeux du monde entier en Palestine ».

Selon la FIJ, 55 professionnels des médias palestiniens ont été tués en 2024.

« Depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023, le nombre de journalistes palestiniens tués s’élève au moins à 138 », faisant de ce territoire « l’un des plus dangereux de l’histoire du journalisme moderne, derrière l’Irak, les Philippines et le Mexique », souligne la Fédération internationale de journalistes reprise par l’Agence France Presse.

« Beaucoup de journalistes y sont visés » délibérément, affirme Anthony Bellanger, même s’il y a aussi « des faits de guerre, des gens qui se retrouvent au mauvais endroit, au mauvais moment ».

Après le Moyen-Orient, la deuxième zone la plus dangereuse pour les journalistes est l’Asie-Pacifique, avec 20 morts dont 6 assassinats au Pakistan, 5 au Bangladesh et 3 en Inde.

En Europe , »la guerre en Ukraine a encore fait des victimes sur le continent, avec 4 journalistes tués en 2024, contre 13 en 2022 et 4 en 2023″.

La FIJ recense par ailleurs 520 journalistes en prison dans le monde, en forte augmentation par rapport à 2023 (427) et 2022 (375).

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