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Fév
Attaque terroriste de Tiguentourine : le procès des accusés s’ouvre ce dimanche à Alger
Après deux reports successifs, le procès des auteurs présumés de l’attaque terroriste du site gazier de Tiguentourine, survenue à In Amenas dans la wilaya d’Illizi en janvier 2013, s’ouvre finalement ce 8 février devant le tribunal criminel de Dar El Beida, à Alger, rapporte El Watan.
Quatre accusés sont appelés à comparaître : Abdelkader Derouiche, Bouziane Kerroumi, Derbali Laaroussi et Bouhafs Djaafar. Ils font face à une lourde liste d’accusations, parmi lesquelles figurent la création et l’appartenance à une organisation terroriste opérant à l’étranger, la direction d’un groupe terroriste, le port et le transport d’armes et d’équipements de guerre, ainsi que des faits d’homicide avec préméditation, de torture, de prises d’otages, de kidnapping sous menace et de destruction d’infrastructures d’intérêt public à l’aide d’explosifs.
L’affaire compte de nombreuses parties civiles, notamment des ressortissants de plusieurs pays étrangers — la Norvège, le Canada, la France, le Royaume-Uni, le Japon et la Chine — ainsi que des familles de victimes parmi le personnel algérien.
Lors de la dernière tentative de programmation du procès, il y a un an, l’audience avait été renvoyée à la demande de certains avocats constitués le jour même. Ces derniers avaient sollicité un délai supplémentaire pour prendre connaissance du dossier, tandis que d’autres exigeaient la comparution de deux personnes citées dans l’instruction : Hamel Ali et son fils Moulay, qualifiés de « personnes importantes » et considérées comme en fuite dans une autre affaire.
Selon la défense, ces deux individus effectuent des déplacements réguliers entre l’Algérie, le Mali et la Libye. « Ils sont des éléments clés dans ce dossier, puisqu’ils ont présenté l’un des accusés à Mokhtar Belmokhtar et soutenu l’opération de Tiguentourine », avait plaidé Me Badi. L’avocat s’était interrogé sur leur statut de fugitifs, alors qu’ils mèneraient une vie normale, appelant le tribunal à les convoquer afin de garantir un procès équitable.
Pour rappel, Hamel Ali, son fils Moulay et Mokhtar Belmokhtar sont tous inscrits comme étant en fuite dans une affaire distincte, portant sur les mêmes faits et devant la même juridiction, mais dont l’examen reste en attente d’enrôlement, poursuit le quotidien El Watan.







