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Juil

Guerre à Gaza : la Norvège dénonce les blocages israéliens et débloque 200 millions de couronnes

En marge du sommet des Nations Unies consacré à la solution à deux États, le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, a rencontré ce week-end le Premier ministre palestinien, Muhammad Mustafa, à New York. La Norvège, en co-présidence avec le Japon, dirige un groupe de travail international chargé de renforcer l’économie palestinienne, un pilier jugé essentiel à la viabilité d’un futur État palestinien.

« Le gouvernement palestinien traverse une grave crise économique que la communauté internationale doit prendre au sérieux. Les services de base comme la santé, l’éducation et la protection sociale doivent absolument être maintenus. C’est pourquoi nous avons décidé d’apporter un soutien immédiat de 200 millions de couronnes norvégiennes (19,3 millions de dollars américains) à la Palestine », a déclaré le ministre Eide.

Cette crise économique s’est aggravée en raison de la guerre à Gaza et du blocage par Israël des recettes fiscales palestiniennes. Depuis octobre 2023, les autorités palestiniennes estiment qu’Israël a retenu quelque 27,5 milliards de couronnes norvégiennes – soit près de la moitié du budget national prévu pour 2025.

« Il est inacceptable qu’Israël retienne des fonds qui reviennent de droit au peuple palestinien. Cette pratique nuit directement à la capacité de l’Autorité palestinienne à fournir des services essentiels et contribue à aggraver la souffrance et l’instabilité dans une situation déjà extrêmement vulnérable », a dénoncé le ministre.

Insistant sur la nécessité de bâtir un État palestinien viable, Espen Barth Eide a précisé : « Une solution durable à ce conflit exige des institutions palestiniennes fortes et opérationnelles. Nous ne soutenons pas un État palestinien théorique ; nous soutenons un État fonctionnel pour le peuple palestinien. »

Au total, la Norvège prévoit de consacrer plus de 1,1 milliard de couronnes norvégiennes à l’aide à la Palestine pour l’année 2025, confirmant son rôle de soutien clé aux efforts de paix et de développement dans la région.

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