24
Jan
L’Algérie convoque le chargé d’affaires de l’ambassade de France
Le ministère algérien des Affaires étrangères a reçu, ce jour, le chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger, Gilles Bourbao, au siège du ministère.
Cette convocation fait suite à la diffusion, par la chaîne publique française France 2, de ce qui est présenté à tort comme un film documentaire, mais qui constitue en réalité un tissu de mensonges et d’allégations infondées, comportant de graves atteintes et des provocations injustifiées à l’encontre de l’Algérie.
À cette occasion, les autorités algériennes ont attiré l’attention du diplomate français sur la gravité extrême des faits suivants :
Premièrement, la responsabilité directe d’une chaîne du service public audiovisuel français dans cette attaque manifeste contre l’État algérien, ses institutions et ses symboles. Une attaque qui n’aurait pu être menée sans la complicité, ou à tout le moins l’aval, de l’autorité publique française de tutelle.
Deuxièmement, et en violation flagrante des usages et pratiques diplomatiques, la contribution de l’ambassade de France en Algérie, ainsi que l’implication personnelle de l’ambassadeur, dans l’animation de cette campagne hostile menée par ladite chaîne publique. Cette attitude renforce le sentiment que cette campagne bénéficie d’une caution officielle de la part de certaines instances françaises.
Troisièmement, le comportement de la chaîne française concernée constitue une nouvelle étape dans l’escalade des pratiques hostiles à l’égard de l’Algérie, orchestrées par des milieux officiels français dans le but de maintenir les relations algéro-françaises dans un état de tension permanente.
Quatrièmement, le gouvernement algérien condamne avec la plus grande fermeté le programme en question, ainsi que les accusations et propos offensants et inacceptables qu’il véhicule à l’encontre de l’État algérien et de ses institutions. Il exprime également son rejet catégorique de l’implication de l’ambassadeur de France en Algérie dans des agissements manifestement incompatibles avec l’exercice de ses fonctions, telles que définies par les lois en vigueur et consacrées par les usages internationaux.
Gilles Boubao a été informé que le gouvernement algérien se réserve le droit de prendre toutes les mesures qu’impose la gravité de tels agissements.









