25
Fév
Ramadan en musique et en mémoire : les Instituts Cervantes célèbrent le dialogue algéro-espagnol
À l’occasion du mois sacré, l’Ambassade d’Espagne à Alger et les Instituts Cervantes d’Alger et d’Oran lancent une nouvelle édition des « Nuits du Ramadan », avec un programme culturel dense à Alger, Oran et Tlemcen. Concerts, récitals et conférences viendront rythmer les soirées, dans un esprit de partage entre les deux rives de la Méditerranée.
Le coup d’envoi sera donné le 26 février à 21h30 à l’Institut Cervantes d’Alger avec « Parfums d’Andalousie », un concert de musique andalouse animé par Nazim Lemnouar. Figure montante du malouf constantinois, l’artiste propose une rencontre subtile entre le répertoire andalou classique et des influences flamencas, illustrant la vitalité d’un patrimoine commun revisité avec modernité.
Le même soir, à l’Institut Cervantes d’Oran, le chanteur, compositeur et poète espagnol Shabu montera sur scène. Né à Nerja (Málaga), il navigue entre reggae, hip-hop et sonorités du monde. Sa performance promet un pont musical entre l’Espagne et l’Algérie, avec des résonances soufies et mystiques héritées de la tradition andalouse et maghrébine.
Le 28 février, l’Institut Cervantes d’Oran accueillera « Voces de Luz – Ecos de Al Ándalus / Voix de Lumière – Échos d’Al-Andalus », un concert de musique andalouse animé par l’association oranaise Dar El Fan. La soirée mettra en valeur le madih et l’héritage musical d’Al-Andalus, pilier fondamental de la culture hispanique médiévale.
Dans le cadre des Nuits du Ramadan et de la Journée internationale des femmes, célébrée le 8 mars, le trio de Linda Al-Ahmad présentera « Les Dames du chant arabe » le 8 mars au Théâtre régional Abdelkader Alloula, puis le 10 mars à l’Institut Cervantes d’Alger. Aux côtés de Hamed Bitar (luth) et Luis Taberna (percussions), la chanteuse rendra hommage aux grandes voix féminines du monde arabe, notamment Oum Kalthoum, Fairuz et Warda Al-Jazairia, tout en proposant des compositions originales mêlant rythmes orientaux et musique classique arabe.
Enfin, le cycle se poursuivra avec la conférence « L’Alhambra, un univers écrit en arabe », animée par Juan Castilla Brazales. Spécialiste de l’épigraphie nasride, le chercheur de l’École d’études arabes de Grenade, rattachée au Consejo Superior de Investigaciones Científicas, décryptera les milliers d’inscriptions qui ornent les murs de Alhambra. Véritables « murs qui parlent », ces textes mêlent poésie, foi et affirmation du pouvoir, offrant un éclairage précieux sur la civilisation musulmane d’Al-Andalus.









