23
Mar
La honte portée comme une étoile
Il ne s’agit pas de Patrice Motsepe. Il ne s’agit pas d’Infantino. Le premier a osé l’inimaginable, organiser une CAN scandaleuse au Maroc, et se maintenir à la tête de la CAF malgré sa gestion désastreuse. Le second a offert à Trump un prix d’homme de paix, comme si la dignité du sport n’avait plus de prix. Motsepe, lui, a le visage lavé à l’acide : aucune honte ne le touche. La preuve en privant le Sénégal de Sadio Mané de la Coupe d’Afrique.
Mais la question, elle, réside ailleurs.
Comment une nation comme le Maroc peut-elle accepter d’accrocher sur son maillot la première étoile de la honte ?
Comment un Royaume accepte-t-il de voler cette victoire au Sénégal, d’acheter un trophée, de lobbyer honneur et argent, après avoir perdu une compétition sur le terrain ? Comment un Maroc qui se rêve en puissance continentale peut-il vivre avec cette histoire-là, complètement africaine dans sa misère institutionnelle, complètement scandaleuse dans son dénouement ?
Car les questions se posent désormais à tous. Comment les fans du football africain vont-ils réagir face à ce vol en plein jour ? Comment les autres fédérations du continent vont-elles se positionner, en silence complice ou en révolte légitime ? Et la FIFA, cette instance qui se drape de fair-play, sortira-t-elle enfin de son mutisme ou continuera-t-elle à fermer les yeux sur ce qui se passe dans sa propre maison africaine ? Est-ce que la tête de Motsepe va enfin tomber ?
Mais le mal est fait. Ce qui restera, c’est l’image : une coupe de la CAN arrachée, une étoile cousue d’abomination, et le monde entier qui regarde, médusé, trahi, en colère. Le Maroc aura beau briller sur les pelouses du monde, cette étoile-là brillera différemment. Elle portera le poids de ce qu’elle représente : non pas une victoire, mais une honte.
Envoyez des serviettes blanches à la CAF pour essuyer cet affront. Brandissez les serviettes blanches dans les stades d’Afrique et d’ailleurs pour mettre fin à cette situation ubuesque qui ternit la réputation de l’Afrique et tourne tout un continent en ridicule.




