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Qui est Salim Aggar, officiellement nommé à la tête d’Al Djazaïri Production, chargé du film consacré à l’Émir Abdelkader ?
Diplômé en lettres françaises, Salim Aggar a consacré plus de 25 ans à la presse algérienne, collaborant avec des journaux majeurs tels que L’Expression, Le Quotidien d’Oran et Horizons. Parallèlement, il entame dès 1989 une carrière de réalisateur, avec son premier court-métrage en super 8, Dieu a fait la montagne et l’homme a fait la ville. Il réalise ensuite plusieurs courts-métrages et documentaires, dont le poignant Soldat à 13 ans sur les enfants et la guerre, et collabore à divers projets cinématographiques, notamment comme assistant sur le moyen-métrage Cousines de Lyès Salem.
Passionné par le cinéma algérien, il rédige articles et thèses et promeut le court-métrage via son association À nous les écrans, qu’il préside depuis 2002, lançant également le premier site web dédié au cinéma algérien et le festival Journées Cinématographiques d’Alger (JCA). Entre 2001 et 2010, il réalise une série de documentaires sur le cinéma algérien, dont Ça tourne à Alger et Paroles d’un prisonnier français de l’ALN, présentés dans de nombreux festivals internationaux.
Fin 2018, il est nommé au poste de directeur du Centre Algérien de la Cinématographie, qui gère notamment la cinémathèque Algérienne.
Salim Aggar a également été le premier Directeur général de la chaîne publique d’information en continu Al24News, de son lancement en novembre 2021 jusqu’en novembre 2024. Il est ensuite chargé de diriger le projet du film sur l’histoire de l’émir Abdelkader, avant sa nomination officielle intervenue le 17 février dernier par décret présidentiel à la tête de l’établissement public Al Djazaïri Production, chargé de la production, de la distribution et de l’exploitation du film consacré à l’Émir Abdelkader.
Dans un entretien accordé à nos confrères d’El Moudjahid à propos du film sur la vie de l’Emir Abdelkader, Salim Aggar a affirmé que « dans une production cinématographique, les rôles principaux sont généralement choisis directement par le réalisateur, tandis que les seconds rôles et la figuration relèvent du travail de la production, avant d’être soumis au réalisateur pour validation ». « Dans le cas du film consacré à l’Émir Abdelkader, l’ampleur du travail est exceptionnelle : plus de 123 rôles principaux sont prévus, sans compter la figuration. Certaines scènes de bataille nécessiteront entre 3 000 et 4 000 figurants, ce qui implique une organisation rigoureuse et un travail de longue haleine, à la hauteur de l’ambition du projet. », a-t-il déclaré.






