29
Juil
L’UNESCO salue les efforts de l’Algérie pour la préservation du site archéologique de Tipasa
La Commission du patrimoine mondial de l’UNESCO a adopté à l’unanimité une décision reconnaissant les efforts déployés par l’Algérie pour assurer la préservation et la gestion durable du site archéologique de Tipasa, classé au patrimoine mondial depuis 1982, selon le communiqué du ministère de la Culture.
Réunie dans le cadre de sa 48ᵉ session, tenue à Busan, en Corée du Sud, du 19 au 29 juillet 2026, la Commission a approuvé la décision n°48 COM 7B.25 relative au rapport technique sur l’état de conservation du site. Elle a notamment salué les actions entreprises par l’État algérien pour protéger les composantes matérielles et immatérielles qui fondent l’authenticité et la valeur universelle exceptionnelle de ce patrimoine.
La Commission a également félicité l’Algérie pour l’élaboration du plan de gestion du site pour la période 2025-2030, considéré comme un outil essentiel pour renforcer la gouvernance, la protection et la valorisation du site archéologique.
Dans sa décision, l’instance onusienne a relevé les avancées réalisées dans les opérations de documentation, d’entretien et de suivi régulier du site, ainsi que les importantes campagnes de nettoyage menées avec l’appui des autorités locales et de la société civile.
Elle a par ailleurs mis en avant les mesures prises pour renforcer la sécurité du site, notamment l’installation de clôtures de protection autour des parcs archéologiques et du mausolée royal maurétanien, ainsi que le lancement d’études techniques pour la réhabilitation de la « Villa Angelevy ».
Dans le cadre de la poursuite des efforts de conservation, le ministère de la Culture et des Arts a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre les recommandations formulées par la Commission du patrimoine mondial. Celles-ci portent notamment sur la modernisation des systèmes techniques, l’amélioration de l’éclairage du site, la prise en compte des exigences patrimoniales dans le projet de développement du port, ainsi que le renforcement de la protection maritime de la zone.
Les autorités algériennes prévoient également de poursuivre les travaux liés à la gestion des eaux pluviales afin de prévenir leur accumulation au niveau des vestiges archéologiques.
Le ministère de la Culture et des Arts devra présenter au Centre du patrimoine mondial un rapport actualisé sur l’état de conservation du site et les progrès réalisés dans l’application de ces recommandations d’ici au 1er décembre 2028, confirmant ainsi l’engagement de l’Algérie en faveur de la sauvegarde de son patrimoine historique.









