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Afflux massif à l’Ambassade du Portugal à Alger : Attentes interminables et tensions croissantes

L’Ambassade du Portugal à Alger, a été ce mardi 25 mars le théâtre de scènes chaotiques, avec une foule de citoyens algériens venus demander la légalisation de leurs documents dans le cadre des régularisations des harragas (migrants clandestins) au Portugal.

Contacté par nos soins, l’ambassadeur du Portugal à Alger, Miguel Abrantes Neves Da Costa, a affirmé qu’il n’avait pas de commentaries particuliers mise à part que le mardi les légalisations se déroulent sans rendez vous, ce qui explique l’affluence selon lui. 

Dès les premières heures de la matinée, une longue file d’attente, composée de centaines de personnes, se formait devant l’ambassade à la rue Moez Ibn Badis à Alger. Certains affirment avoir passé la nuit dehors, attendant des heures durant dans des conditions difficiles. « Ils ont dormi debout, de 20h à 16h », raconte un témoin, visiblement indigné par le manque d’organisation des autorités diplomatiques portugaises sur place.

Les plaintes ne se sont pas fait attendre. En plus des désagréments liés à l’attente interminable, certains agents de l’ambassade sont accusés d’offrir leurs services à des prix exorbitants pour faciliter la légalisation des documents. « J’ai vu des agents à l’intérieur qui proposaient de légaliser les documents moyennant une somme de 180 000 dinars (environ 1 300 €) », rapporte un citoyen, choqué par la situation. Un tel tarif, jugé abusif par de nombreux Algériens, soulève des questions sur la gestion de cette régularisation par les autorités portugaises.

De leur côté, les voisins de l’ambassade, excédés par le bruit et l’afflux massif de personnes, prévoient de déposer une plainte contre cette situation, qu’ils jugent inacceptable. Une pétition est d’ailleurs en préparation pour être déposée au niveau des services de police. « Ce n’est ni l’endroit, ni le quartier pour de telles pratiques », a commenté l’un d’entre eux, qui a exprimé son ras-le-bol face à ces dérives. Plusieurs appels ont été lancés auprès des autorités algériennes, en particulier le Ministère des Affaires Étrangères (MAE), pour qu’une solution soit rapidement trouvée.

Cette situation soulève des questions sur la transparence et la responsabilité des autorités portugaises dans la gestion de ces dossiers sensibles, notamment en ce qui concerne les conditions d’accueil et la lutte contre la corruption à l’intérieur de leurs représentations diplomatiques.

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